L’installation monumentale de Jiang Qiong Er sublime le musée Guimet

Le Street Art a une nouvelle adresse : 6, place d'Iéna - 75116 Paris

Métamorphosée, sublimée par l’installation haute en couleur de l’artiste Jiang Qiong Er, la façade du musée national des arts asiatiques Guimet attire tous les regards. Elle s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire avec une exposition hors norme. Place aux Gardiens du Temps, le projet de la plasticienne et designer originaire de Shanghai ! Ses voiles de tulle rouge sont accrochés sur toutes les fenêtres de l’édifice, jusqu’en février 2025. Le bâtiment de la place d’Iéna se met ainsi aux couleurs de la Chine. Et jette une passerelle entre le passé et le présent. Il renaît sous la forme d’une réinterprétation des grottes chinoises de Mogao, Yungang et Longmen, des chefs-d’œuvre de l’art rupestre.

Le pont entre les cultures de Jiang Qiong Er

Jiang Qiong Er façade

Ces modules représentent douze créatures mythiques, créés par Jiang Qiong Er à l’aide de l’IA. Chacune d’entre elles raconte une histoire unique, en cette année du dragon. Elles affichent à ses yeux les valeurs essentielles du 21e siècle. Le happening investit aussi le hall d’accueil, dont les colonnes de la rotonde du musée se parent aussi de rouge, dans différentes nuances. Mais également d’autres espaces du lieu. Avec une vision contemporaine et imaginative des symboles culturels et mythologiques de l’Empire du Milieu. L’œuvre inédite dialogue avec ce refuge culte des arts asiatiques. Elle invite les visiteurs à cheminer au gré d’émotions et de moments d’envoûtement.

Une œuvre ultra instagrammable

Jiang Qiong Er modules

Cela, afin d’engager une réflexion visionnaire sur le temps, entre tradition, technologie, héritage, innovation, mémoire et imagination. Quant à la bibliothèque historique du 1er étage, elle abrite un dispositif visuel et sonore baptisé « Douze appels ». Un petit détour par la terrasse végétalisée permet même de découvrir « Sa voix – La Bravoure », un gigantesque filet déployé au-dessus du toit. Sur celui-ci est brodée la parole de soixante femmes chinoises, avec une « écriture féminine » inspirée du « Nu Shu » qui remonte à des temps immémoriaux. Le parcours se termine dans la rotonde du 4e étage, transfigurée en grotte qui dévoile « Introspection », au dôme ceint d’une résille odorante de 5000 briques de thé. On ne vous en dit pas plus, pour ne pas dévoiler toutes les surprises de cette expo du 3e type… guimet.fr

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