Pierre Roy : Mystère en Pleine Lumière à la Galerie Minsky

Un artiste pionnier du surréalisme à redécouvrir

Précurseur du surréalisme et du réalisme magique, Pierre Roy (1880-1950) fut l’une des figures les plus singulières de l’art moderne. Reconnu davantage aux États-Unis qu’en France, ses oeuvres ont très tôt rejoint les collections des plus grandes institutions américaines. Du MoMA, à l’Art Institute of Chicago. Aujourd’hui, la Galerie Minsky, à Paris, lui consacre une exposition majeure.

Né à Nantes en 1880, Pierre Roy arrive dans la capitale à 20 ans avec l’ambition de devenir architecte avant de se consacrer à la peinture. Repéré par Guillaume Apollinaire, au Salon des Indépendants, il se lie à Giorgio de Chirico puis au « Cercle Surréaliste ». En 1925, il expose aux côtés de Picasso, Ernst, Klee ou encore Miro. André Salmon le qualifie de « vrai père du surréalisme ». Mais Pierre Roy refuse les étiquettes et demeure un artiste à part, entre surréalisme et réalisme magique.

Pierre Roy

Virtuose de la nature morte, l’artiste transforme les objets les plus simples en apparitions silencieuses. Coquillages, légumes, outils ou fragments de bois inspirés de ses souvenirs d’enfance composent un univers d’une précision presque irréelle. Ses toiles, à la fois rigoureuses et énigmatiques, créent ce que le critique Waldemar George appelait un « mystère diurne ». Un équilibre fragile entre réalité tangible et poésie visuelle.

Pierre Roy

Dès les années 1930, Pierre Roy séduit outre-Atlantique. New York. Pittsburgh. Hawaï. Son travail entre dans les plus grandes institutions américaines. Il collabore également avec le magazine Vogue local. Son influence dans le Nouveau Monde est telle qu’elle sera comparée à celle de Walt Disney. Pour cette même capacité à révéler la poésie cachée des choses.

Pierre Roy

Du 12 février au 28 mars 2026, la galerie Minsky propose une redécouverte de cet artiste et dévoile une quinzaine d’œuvres jamais exposées dans l’Hexagone. Des premiers portraits intimistes aux natures mortes les plus énigmatiques, en passant par des compositions aux accents cubistes. Jusqu’au surprenant hommage à Goya, qui dialogue avec les motifs familiers qui ont façonné son univers. Un artiste véritablement à part ! galerieminsky.com

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