
Hommage à Adya et Otto van Rees au Musée de Montmartre
Couple dans la vie comme dans la création, Adya et Otto van Rees traversent les grandes révolutions artistiques du 20e siècle. De Montmartre à Zurich, leur œuvre dialogue avec les avant-gardes européennes, mêlant audace, engagement artistique et intimité partagée. Le Musée de Montmartre leur consacre aujourd’hui une rétrospective majeure, révélant une modernité à deux voix longtemps restée dans l’ombre.
Adya et Otto van Rees : un duo magnétique


Nés aux Pays-Bas, Otto van Rees (1884-1957) et Adya van Rees-Dutilh (1876-1959) partagent très tôt une même exigence artistique. Dès 1904, ils s’installent à Montmartre, au Bateau-Lavoir, au cœur de l’épicentre artistique parisien. Ils fréquentent Georges Braque, Pablo Picasso, Mondrian, KeesVan Dongen. La modernité est en train de naître et les van Rees en sont des acteurs discrets mais essentiels.
Adya et Otto van Rees : parcours atypiques


Adya fascine par son audace. Pionnière des arts textiles modernes, elle transforme la broderie en un langage plastique radical, intégrant abstraction, rythme et collage. Otto, quant à lui, explore la peinture figurative et abstraite. Passant du cubisme à des compositions vibrantes de couleur. Ensemble, ils participent activement à la naissance du mouvement Dada à Zurich. Chacun développe une écriture plastique singulière, libre et audacieuse.
L’intime comme territoire de création
Ce qui confère à cette rétrospective une dimension particulièrement sensible, c’est la place accordée à la vie intime de ce duo. Loin de dissocier l’art du quotidien, le couple intègre pleinement son existence à son travail créatif. La naissance de leurs trois enfants et la tragédie familiale qui les éprouve viennent nourrir leur œuvre avec pudeur et profondeur.
Une mise en lumière inédite

En redonnant de la visibilité à ces artistes, le Musée de Montmartre ne propose pas seulement une découverte majeure. Il réhabilite une contribution audacieuse de ces deux figures essentielles dans l’histoire de l’art moderne, trop longtemps restées dans l’ombre. Une centaine de pièces, à découvrir, du 20 mars au 13 septembre 2026. museedemontmartre.fr


