Le bestiaire de Marie-Louise Sorbac à la galerie Anne Derbès
Avec « Présences animales« , Marie-Louise Sorbac installe à la Galerie Anne Derbès, à Paris, un bestiaire de bronze aussi silencieux que fascinant. Taureaux, lionnes et oiseaux surgissent dans des lignes épurées, débarrassées de tout détail superflu. Sans yeux ni expressions dessinées, ces créatures imposent pourtant leur regard et leur personnalité, aux spectateurs comme l’artiste. Une exposition captivante, à découvrir jusqu’au 31 décembre 2026.
La tribu épurée de Marie-Louise Sorbac

Née à Buenos Aires, en 1959, Marie Louise Sorbac vit et travaille aujourd’hui en France. Son parcours débute loin des ateliers, dans la compétition automobile, avant de rejoindre l’univers du luxe. Puis Pablo, un taureau modelé presque par jeu, révèle une vocation longtemps silencieuse. Dès 2009, elle se forme aux arts plastiques à Boulogne-Billancourt. En 2015, le Prix François Pompon vient saluer la force épurée de son travail. Puis une médaille d’argent lui est décernée par Animal Art Paris, en 2026. Des œuvres qui inscrivent désormais son bestiaire dans le paysage artistique contemporain.
Un bestiaire chargé d’émotions

Toute une ménagerie compose cette fascinante arche de bronze. L’artiste ne cherche pas à reproduire fidèlement leur anatomie. Une courbe esquisse un dos, tandis qu’un appui révèle la force d’un corps. Le bronze devient peau, muscle et mouvement. Chaque reflet anime les formes et accentue leurs profondeurs. Le métal abandonne alors sa rigidité pour accueillir une énergie étonnamment sensible.
Marie-Louise Sorbac, la force du silence


Immobiles, les créatures paraissent pourtant sur le point de s’animer. La lionne est aux aguets, l’oiseau prépare son envol, tandis que le taureau contient sa puissance. Les séries « Absolues » et « Aériens » poursuivent cette quête d’équilibre entre force, légèreté et mouvement. L’artiste modèle d’abord la terre, travaille ensuite le plâtre, puis confie l’œuvre à la fonte du bronze. Chaque étape préserve la trace de sa main et donne aux sculptures leur rythme singulier, entre densité et fluidité.
Une exposition au charme magnétique

La Galerie Anne Derbès accueille ces présences sculptées dans un écrin qui révèle toute leur force. Le regard voyage entre les volumes, les ombres et les reflets du bronze. Chaque animal semble prêt à engager un silencieux tête-à-tête. Une exposition magnétique, où le vivant surgit avec une troublante intensité. Ces œuvres paraissent si réelles qu’on aurait presque envie de les adopter… marielouisesorbac.com


