Le début du jardin paysager, au Grand Trianon de Versailles

160 œuvres réunies pour redécouvrir les jardins anglais

Du 5 mai au 27 septembre 2026, se tiendra l’exposition « Jardins des Lumières, 1750-1800« , au Grand Trianon du Domaine de Versailles. Elle reviendra sur la découverte inédite du jardin paysager au 18e siècle. Avec près de 160 œuvres réunies, parmi lesquelles des peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours mettra en lumière une scénographie spectaculaire sur la naissance d’un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française.

Les visiteurs retrouveront l’époque où l’on célébrait l’irrégularité des espaces verts, la fantaisie et l’évocation philosophique de la nature. En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, ils se verront offrir une relecture des sites versaillais emblématiques. Tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le Hameau de la Reine. Ces jardins d’illusion retracent les débuts du « landscape garden, pleasure garden » ou « picturesque garden ». Une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730.

 Grand Trianon Laday lemon

Cette mode traduit alors une nouvelle manière de penser le jardin. Loin du tracé géométrique du jardin à la française. Les jardiniers et les architectes imaginent ainsi des tracés sinueux. D’apparence libres, mais savamment orchestrés, les reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques y dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles du peintre Hubert Robert nous plongeront dans ces décors capables de susciter l’émotion, la surprise et la contemplation.

Grand Trianon tableau

Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène inédite. Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d’univers convoqués en un seul lieu. Jardins des Lumières, 1750-1800 conçoit ces écrins comme une promenade permettant de partir vers Rome, la Grèce antique, la Chine, la montagne, la ferme. Ou encore de s’instruire sur l’histoire des nations, de l’Égypte aux Saxons. Décidément, le 18e siècle n’a pas encore dévoilé tous ses trésors artistiques ! chateauversailles.fr

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