Boostées à l’IA, les photos de Rankin peuplent l’A. Galerie

Le début et LA F.AI.M de l'Intelligence Artificielle

Jusqu’au 24 octobre 2026, l’A. Galerie, à Paris, présente l’exposition « LA F.AI.M » du photographe britannique Rankin. Au-delà de leur impact visuel, les clichés nous renvoient à ce que l’intelligence artificielle fait au désir de créer. Le titre de cette mise en lumière fait référence au mot français « faim« . Elle interroge sur la force qui pousse à générer le désir, la curiosité, l’obsession et le besoin de produire, à une époque où l’IA peut générer à peu près n’importe quelle image.

Rankin fleurs

Rankin s’est plongé ces dernières années dans l’IA générative. Il a imaginé plusieurs milliers de compositions, constituant l’un des plus vastes stock d’œuvres photographiques réalisé par un photographe contemporain. Cette célébration traverse les univers du portrait. Elle embrasse également la sculpture, la mode, la mythologie, la religion et l’histoire de l’art. Et pose une question simple. Que reste-t-il des valeurs humaines lorsque chacun peut générer l’image qui lui plaît ? Ou qui lui convient ?

Pour l’artiste, la réponse ne se trouve pas dans l’image finale. Mais plutôt dans l’envie qui lui a donné naissance. Ce ne sont pas les résultats qui l’ont le plus surpris, mais ce que cette technologie était incapable d’accomplir par elle-même. « Le plus étrange, après avoir passé des milliers d’heures à créer des images avec l’intelligence artificielle, c’est que cela m’a fait aimer la photographie encore davantage ».

rankin medusa cheval

Selon Rankin, l’IA n’est pas un substitut à la création, mais un miroir tendu à celle-ci, car l’imagination seule ne suffit pas. Le système informatique qui permet aux machines de simuler l’intelligence humaine pour accomplir des tâches complexes peut générer des images extra-ordinaires à l’infini. Il imite tous les langages visuels et condense des siècles d’histoire de l’art en une seule requête. L’exposition prolonge ses réflexions sur son métier et la notion d’auteur. Un spectacle qui rappelle la valeur unique de l’expérience humaine.

Savoir-faire : Look ! 40 ans de mode au musée des Arts décoratifs

Baron Lanteigne : la matérialité du virtuel au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains

La parenthèse à Giverny de Claude Monet, avant les Nymphéas

Les Échappées de la Fondation Desperados pour l’art urbain