
À la Fondation Louis Vuitton, la poésie suspendue de Calder
La Fondation Louis Vuitton consacre une rétrospective magistrale à Alexander Calder, intitulée « Calder. Rêver en équilibre« . Dans l’écrin de verre imaginé par Frank Gehry, les sculptures de l’artiste semblent respirer, vibrer, presque murmurer. Cette exposition célèbre à la fois le centenaire de son arrivée en France, en 1926, et les cinquante ans de sa disparition.
Calder : l’art en héritage

Né en 1898, Alexander Calder grandit dans une famille d’artistes, entre une mère peintre, un père et un grand-père sculpteur. Il opte naturellement pour la voie artistique et s’inscrit à l’Art Students League à New York. En 1926, il s’installe à Paris et ses sculptures en fil de fer et son Cirque le rendent célèbre. Sa rencontre avec Piet Mondrian, en 1930, marque son tournant vers l’abstraction.
Une rétrospective d’envergure pour Calder

L’exposition réunit près de 300 œuvres, issues de prêts d’institutions internationales et de collectionneurs privés. Sur 3000 m², se dévoile une véritable chorégraphie du mouvement avec les célèbres mobiles et stabiles, des termes indissociables de l’œuvre du créateur. Également, des portraits réalisés en fil de fer, des figures en bois, des peintures, des dessins. Et même des bijoux-sculptures.
Le mouvement comme langage

Les œuvres de l’artiste, portées par l’air ou des mécanismes subtils, semblent constamment en transformation. Chaque mobile évolue au rythme de l’espace qui l’entoure. Le mouvement, la lumière, la gravité, le son, la performance, participent pleinement à cette mise en scène poétique. Avec des matériaux simples et bruts, il crée une esthétique d’une grande modernité.
Des sculptures bijoux

Autre facette plus confidentielle du travail de ce génie créatif, les sculptures portables. Dès l’enfance, l’artiste façonne ses premiers bijoux pour les poupées de sa soeur avec des fils de cuivre. Plus tard, il travaille le fil de laiton, l’argent et parfois l’or. Inspirés des arts africains, océaniens et précolombiens, bracelets, colliers, broches ou couronnes sont des pièces uniques.
L’expérience immersive au delà des murs

L’exposition se prolonge pour la première fois dans les jardins de la Fondation Louis Vuitton. Sur les pelouses, les sculptures monumentales dialoguent avec le paysage, offrant une expérience à ciel ouvert. Composées de plaques d’acier aux formes énergiques et incurvées, ces créations affirment avec force leurs contours changeants et leurs dynamiques spatiales. À découvrir jusqu’au 16 août 2026. fondationlouisvuitton.fr


