
Galeries Almine Rech : quatre expositions à la rentrée
Sans perdre de temps, et au milieu de l’été, les galeries parisiennes Almine Rech dévoile leurs programmations automnales. Quatre expositions seront installées entre les murs de ces adresses portant le nom de leur fondatrice. Dans le quartier du Marais, comme sur la très élégante avenue Matignon, dans le 8e arrondissement, les artistes Amanda Wall, Laurie Simmons, Joseph Kosuth et Christopher Le Brun feront tour à tour l’actualité. Cela, à l’occasion d’Art Basel Paris. alminerech.com
Amanda Wall : Beddy Bye

L’artiste américaine Amanda Wall signe ici sa 4e exposition. Elle présentera une série de peintures réalisées du point de vue d’une personne allongée dans son lit, de personnages ou d’objets blottis les uns contre les autres sous les draps. Un groupe de garçons dont les visages sont collés les uns aux autres, des piles de filles qui se caressent et s’enchevêtrent, des cerises entrelacées avec des câbles et des douilles qui pourraient être confondues avec des rouges à lèvres. Ce qu’elle qualifie de « nature morte par excellence ».
Laurie Simmons : Black & White

À la Galerie Almine Rech Matignon, Laurie Simmons dévoilera son travail récent et ancien, plus les sculptures murales de sa série « Deep Photos ». Ainsi qu’une vidéo et des tableaux de sa collection « Autofiction ». Elles s’accompagneront d’estampes inédites en noir et blanc, issues du premier corpus d’oeuvres, « Early Black and White » » (1976-1978). L’exposition fera le lien entre ces photographies formatrices et ses nouvelles inspirations dynamiques, réalisées à partir de différents supports. Elle engage ici un nouveau dialogue au sein de l’art contemporain.
Joseph Kosuth : The Question

Figure majeure de la redéfinition de l’objet artistique, Joseph Kosuth est un précurseur de l’art conceptuel depuis les années 1960. Marquant le 80e anniversaire de l’artiste, cette exposition à la Galerie Rech Turenne rend hommage à une vie consacrée à une exploration rigoureuse de la nature de l’art, du langage et du sens. Elle réunit des œuvres récentes et historiques. Et offre une occasion rare de réfléchir à l’héritage durable de l’un des créateurs les plus influents de notre époque.
Christopher Le Brun : Moon Rising in Daylight

La peinture de Christopher Le Brun est un plaidoyer. « Elle rappelle qu’il existe quelque chose de lumineux et d’inassouvissable au-delà de l’atelier. Je ressens le lien entre la variabilité du temps et la réactivité de mon processus pictural. Le temps qu’il fait dans le paysage est parallèle à celui qu’il fait dans l’esprit, tant la peinture peut changer en fonction de mes intuitions. En associant, remplaçant et superposant les couches à l’infini, chaque peinture recherche un état d’équilibre calme. Elle suggère une invitation au voyage ».